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Images: Julien Gremaud.

SKA Simulator

eM+

SKAO Simulator est une expérience interactive et ludique développée par les ingénieurs d'eM+ pour Cosmos Archaeology. Elle a été réalisée à l'aide de données fournies par l'observatoire SKA (Square Kilometre Array). Elle combine des images des infrastructures existantes avec des rendus numériques de dispositifs encore à construire. À l'aide d'un contrôleur à six degrés de liberté (6DoF), les visiteur·euses peuvent naviguer dans n'importe quelle direction à travers le paysage désertique de ce qui sera un jour le plus grand télescope du monde. À terme, il couvrira une zone de collecte d'un kilomètre carré au total entre son site sud-africain, représenté dans SKAO Simulator, et les autres emplacements dans huit pays africains et en Australie occidentale.

Avec l'aimable autorisation de eM+.

Avec l'aimable autorisation de eM+.

Grâce à une projection vidéo à grande échelle, les spectateur·rices se trouvent immergé·es dans un champ d'immenses antennes radar blanches tandis que des éléphants, des lions et des girafes s'y promènent et que le jour se transforme en nuit. Les antennes sont connectées entre elles par des fibres optiques, pour créer un seul et même télescope virtuel en réseau. Avec plus de 130 000 petites antennes, 200 grandes antennes paraboliques et à l'aide des cinq superordinateurs les plus rapides du monde, le SKA recueille une quantité de données considérable. En janvier 2022, la Suisse a rejoint la collaboration SKA, avec l'Australie, la Chine, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, l'Afrique du Sud et le Royaume-Uni.

Depuis les années 1930, les astronomes utilisent la détection des signaux radio en provenance de l'espace pour comprendre l'Univers (radioastronomie).
Parmi les avancées majeures issues de l'utilisation de cette technologie est la découverte des pulsars par Jocelyn Bell Burnell, en 1967. Son histoire est racontée dans le film documentaire The Silent Pulsar of the Universe également présenté dans l'exposition.

Pour revenir à la pollution spatiale, thème récurrent de l'exposition Cosmos Archaeology, l'emplacement isolé de SKAO subit aussi l'impact négatif du nombre croissant de satellites dans l'espace. SKAO s'est donc engagé à attirer l'attention sur cette question par le biais de forums politiques et en travaillant avec le Centre de l'Union astronomique internationale pour la "Protection du ciel sombre et tranquille contre les interférences des constellations de satellites" (Centre for the Protection of the Dark and Quiet Sky from Satellite Constellation Interference.)